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De la lumière à l'ombre...

Jeudi 9 septembre.

Mes absences finalement c'est des comas
Sans trauma I mean,
Des éclats de transparences
Et finalement je n'écris que pour toi, je.
Tu savais ça avant même d'écouter Sinatra.

Ce soir, même la fumée dessine tes seins
Ce qu'ils manquent à mon joli destin.

Et parler de toi, مسعود
Sans hommage. Bel homme du Panshir,
Je ne te connais pas mais j'aurais dû me bouger pour te rencontrer.
Pourquoi ton visage un 9 septembre?
M'en veut pas, combattre des empires,
Et à avoir à mourir d'orgueil!
Beau et con à la fois...
A combattre sans idée
On ne gagne qu'un mausolée.
Au mieux.

Et puis
Sur un blog je lis : "R.Mutt n'est pas Marcel Duchamp"
Cet ovni de Baldo qui conclut sur P.P.
Et tout me revient soudain.
Le visage de Pinoncelli.
Sous un masque de cadavre
Le rire de Pinoncelli
Ma mère à moitié amusé et autant effrayé,
Les missiles qu'il avait exposé,
Mon regard d'enfant....
Sur Pinoncelli apparaissant, à quelques pas d'ici,
93 je dirais, j'avais dix ans.
Dans cette même rue, où, par hasard,
En SDF choisi je vis.
Rue Auguste Comte, Lyon.

Et pour la première fois de ma vie,
A m'en tordre les sens et l'envie
Je sais que Je, ne serais jamais un génie
Mais rien qu'un témoin.
Pas plus pas moins.
Et fallait que ce soit devant Rocky.
*sourire*

10.9.10 00:45


Sans trace

Vendredi 18 juin 2010
Sans appel

On fait quoi, on reprend?
J'en sais rien je sais pas.
Inspire expire
A l'identique
L'envie.

Après tout ce temps, c'est presque vulgaire
Mais tentant.
Et amusant.
Gravement.

Si peu d'archives finalement...
Ce que j'aime ici c'est l'après post
Ce qu'il faut aller chercher.
Un temps.

Alors sans photo sans tricher
Reprendre là où j'avais tout laissé.

Et j'assume tout, l
Les artifices,
Les ellipses.
Ecrire là au temps où c'était fashion
Ca m'a plu. Beaucoup
Et je vois,
Comme des flashs sous la pluie
Les femmes que j'ai aimé
Dans les ombres et les détours.
Ma postérité à moi.

Et puis.
J'ai plus gagné d'argent que j'ai fais d'enfant
*rires*

Rien qui ne m'empêche,
My love d'Australie
De dire là où tu ne pourras le lire
Que je t'aime.

Rien qui ne m'empêche,
Dans l'étourdissement
De penser un monde moins cynique
Qu'on le dit.

Alors
Il faudrait écrire,
Un recueil de beaux hasards
Qui seraient vous, Vous sublime
Mes romans vivants co-passager d'avion ou de TGV.
Vous dans les sièges métalliques des gares et des aéroports
Qui m'avez dit des trajectoires et des détours
Des seiches à l'ail, des combats de coqs, des bordels
Vous en F. ou en K.
Vous des prénoms et des coincés là.

Un temps.

Des rires dans la rue.
Etre à Lyon. Enfin.
Appartement vide.
Mon mac sur un carton
Mes doigts en fusion
La trace au loin, sur une plinthe, d'un miroir
Qui sans raison,
Un soir des mes absences
Est tombé.
Sans se briser.

On ne reprend jamais où l'on s'est arrêté
Où on a oublié de.
Oublié de.
Oui.

Le jour se lève chez toi,
Je vais t'appeler,
Sarah.

19.6.10 00:57


Jeudi 21 mai
9h

Sourire sur mes lèvres.
Envie d'un mail comme écrit par un robot
Dire.
Dire juste.
Ce que je pense
Ressens
Comprends.

Réveil en vertiges.
En émotion solaire

Des sensations
Mes yeux trop ouverts
Mes yeux ahuris
Mes yeux sans paupière
Se nourrissent d'une lumière
Blanche
Chaude
L'irradiation se propage en moi
Dans.
Je prends de la lumière
Le tout de la lumière
Même l'invisible
Qui se propage.
L'espace réfléchissant de la lumière
Propage dans mon corps
Quelque chose
Que je ne nomme pas encore
Comme toute la nuit dernière
Aux Nuits Sonores.

Les sons,
Je sens les sons
En rémanence
En répétition
Les sons
Dans mon corps
Les sons
Sans cesse
En répétition
En vibration
Dans mon ventre
Dans mes jambes
A creux des mains
Jusqu'à mon sexe
Sexe nu
Sexe qui bande
Sexe dressé sur le jour

Je suis dans mon lit.
Je suis nu dans mon lit.
Mon corps est comme
Deconnecté
Inscrit dans un temps
De la nuit entière
D'hier
Un temps qui revient
Qui existe à nouveau
La nuit est prolongée
La nuit est infinie

Mon corps est hors le temps.
Et c'est bon vraiment!

22.5.09 00:04


Never come back

Lundi 18 mai 2009

En alternatif,
En le transformant...
J'ai rechargé mes batteries sur un jeu de continents.
Suis été amoureux.

Envie d'un film et d'un enfant,
De l'écrire puis le faire
Et inversement.
Innocemment.

Ecrire en français de nouveau,
Ce plaisir inutile et fou.
Parce que non! On ne peut pas tout traduire,
Puisque les phrases s'alimentent
Des mots qui manquent.

Dans la radio à Paris,
Chaque après-midi,
Il y a la voix qui explique mon retour.
Ce que j'ai aimé la rencontrer
Ce que séduire veut dire...

18.5.09 23:51


Chemin faisant...

Vendredi 24 Novembre
Saint Tropez

Quelques bougies, l'obscurité, la musique que j'aime.
Je peux être chez moi partout,
Heureux.

Envie folle de Liban,
Après l'enterrement de Pierre Gemayel,
Cette ferveur, cette douleur,
Politique.

Envie de dormir,
D'une main sur mon torse,
D'une musique, quelque chose, d'alcool.

Ce qui touche déchire, ouvre.
Parcours de frissons sur cette ombre permanente de nous, le corps.
Rien d'inscrit. Nous, construit, zipé là où on le veut bien, sensible aux évidences comme à ce qui nous échappe, les mots souvent. Je crois.

Rien su, jamais.
Envie de faire le marché.
De violence.
De sang sur les murs.
Cette drôle de présence,
L'inexplicable.

Certains ont la foi,
J'ai la révolte,
Construite, inscrite, qu'importe.
Ce trésor de stupeur de nos possibles.

J'ai le mal, je crois, de l'autoroute.
Ces pays que je traverse sans connaître
Que les aires d'autoroutes.
Ces milliers de kilomètres
Chaque année,
Qui ne sont que des routes.
Ces endroits du monde,
Ces prostitutions de l'espace,
Trichant la grâce,
En bout de course.
Avec un bout de méditerranée,
Sous mon nez.
Sublime.

24.11.06 21:47


En attente...

Samedi 18 novembre

Incantation d'incandescence,
La nuit est longue
Se brûle les sens.

Retrouvé mes drôles de nuits
D'envie d'écrire.

La vie long fleuve tranquille,
Serpente inévitablement.
Faudrait prendre recul,
Mode cartographie,
Mode ah oui j'ai compris
Voir une ligne de bas…De haut.
Cette douceur finalement,
Ces courbes fabuleuses
De nos hasards,
De nos échecs,
De nos rencontres.

Impression à développer
Que la Beauté
Indicible, flot de concepts s'évaporant
Mouvante et délirante
Ne sera jamais captée par l'économie,
Cette infamie.

Sans sauver de rien,
Sans grand soir pour demain,
L'idée me murmure de l'envie.
18.11.06 10:22


Rouge

Jeudi 16 Novembre
Lyon


Tout est pensé.
A ne pas lire ou bien.
Ne respirez pas.

J'avais du silence
Comme autant de bruits
Dans des rires.
L'ivresse.
Ce fabuleux Bordeaux du soir du Beaujolais
Drôle de soir.
J'ai mis Fabius dans l'enveloppe.
Avec de l'espoir dans le noir de l'isoloir.
Ou pas. Je ne sais pas.
Voter là. Ailleurs je ne peux pas.

Et puis,
La peur du monde, je crois.
Je te chercherai vous.
Je vous parlerai toi.
Je serai là.
Je serais pourquoi pas.
De démocratie plus que d'économie.
Parce que tout est là.
Dit.
Inévitable.
Ce qu'il faudra

Il y a ceux, il y a quoi.
Le beauté de tes seins.
Ta main sur mon torse.
C'est tout.

Il y a ceux, il y a quoi,
Mille idées-jour s'empare de moi.
N'y peut rien. Né comme ça.
Projet " Revenir "
Cherche financement,
Si vous avez trop d'argent…
Ce serait beau. A crever de désir.
Beauté fera sur-vivre.

Il faudrait parler de.
De maintenant.
D'eux.
Mains tenantes d'avenir.
Ce qu'il faut faire.
On a tous désir d'avenir,
Sinon quoi ?
Sinon pourquoi ?
Etre là.

Demain je vais à Istanbul
Vérifier qu'Elle n'est pas celle que je devrais aimer.
Ou comprendre ce qu'Elle m'a dit de vérité.
Je suis trop capable d'aimer.
Mais incapable de m'en satisfaire.
Le bonheur m'abîme.
Je suis fracassé.
Ce qui est un paragraphe de petit con.

Ou mon réveil ne sonnera pas.
Et j'écrirai que je ne t'aime pas.
A m'en battre le sang
Jusqu'aux bleus.
Ces horizons féroces
Des écorchés.

16.11.06 22:22


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