*Ariel*
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Jeudi 21 mai 9h
Sourire sur mes lèvres. Envie d'un mail comme écrit par un robot Dire. Dire juste. Ce que je pense Ressens Comprends.
Réveil en vertiges. En émotion solaire
Des sensations Mes yeux trop ouverts Mes yeux ahuris Mes yeux sans paupière Se nourrissent d'une lumière Blanche Chaude L'irradiation se propage en moi Dans. Je prends de la lumière Le tout de la lumière Même l'invisible Qui se propage. L'espace réfléchissant de la lumière Propage dans mon corps Quelque chose Que je ne nomme pas encore Comme toute la nuit dernière Aux Nuits Sonores.
Les sons, Je sens les sons En rémanence En répétition Les sons Dans mon corps Les sons Sans cesse En répétition En vibration Dans mon ventre Dans mes jambes A creux des mains Jusqu'à mon sexe Sexe nu Sexe qui bande Sexe dressé sur le jour
Je suis dans mon lit. Je suis nu dans mon lit. Mon corps est comme Deconnecté Inscrit dans un temps De la nuit entière D'hier Un temps qui revient Qui existe à nouveau La nuit est prolongée La nuit est infinie
Mon corps est hors le temps. Et c'est bon vraiment!
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Never come back
Lundi 18 mai 2009 En alternatif, En le transformant... J'ai rechargé mes batteries sur un jeu de continents. Suis été amoureux.
Envie d'un film et d'un enfant, De l'écrire puis le faire Et inversement. Innocemment.
Ecrire en français de nouveau, Ce plaisir inutile et fou. Parce que non! On ne peut pas tout traduire, Puisque les phrases s'alimentent Des mots qui manquent.
Dans la radio à Paris, Chaque après-midi, Il y a la voix qui explique mon retour. Ce que j'ai aimé la rencontrer Ce que séduire veut dire...
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Chemin faisant...
Vendredi 24 Novembre Saint Tropez
Quelques bougies, l'obscurité, la musique que j'aime. Je peux être chez moi partout, Heureux.
Envie folle de Liban, Après l'enterrement de Pierre Gemayel, Cette ferveur, cette douleur, Politique.
Envie de dormir, D'une main sur mon torse, D'une musique, quelque chose, d'alcool.
Ce qui touche déchire, ouvre. Parcours de frissons sur cette ombre permanente de nous, le corps. Rien d'inscrit. Nous, construit, zipé là où on le veut bien, sensible aux évidences comme à ce qui nous échappe, les mots souvent. Je crois.
Rien su, jamais. Envie de faire le marché. De violence. De sang sur les murs. Cette drôle de présence, L'inexplicable.
Certains ont la foi, J'ai la révolte, Construite, inscrite, qu'importe. Ce trésor de stupeur de nos possibles.
J'ai le mal, je crois, de l'autoroute. Ces pays que je traverse sans connaître Que les aires d'autoroutes. Ces milliers de kilomètres Chaque année, Qui ne sont que des routes. Ces endroits du monde, Ces prostitutions de l'espace, Trichant la grâce, En bout de course. Avec un bout de méditerranée, Sous mon nez. Sublime.
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En attente...
Samedi 18 novembre
Incantation d'incandescence, La nuit est longue Se brûle les sens.
Retrouvé mes drôles de nuits D'envie d'écrire.
La vie long fleuve tranquille, Serpente inévitablement. Faudrait prendre recul, Mode cartographie, Mode ah oui j'ai compris Voir une ligne de bas…De haut. Cette douceur finalement, Ces courbes fabuleuses De nos hasards, De nos échecs, De nos rencontres.
Impression à développer Que la Beauté Indicible, flot de concepts s'évaporant Mouvante et délirante Ne sera jamais captée par l'économie, Cette infamie.
Sans sauver de rien, Sans grand soir pour demain, L'idée me murmure de l'envie.
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Rouge
Jeudi 16 Novembre Lyon
Tout est pensé. A ne pas lire ou bien. Ne respirez pas.
J'avais du silence Comme autant de bruits Dans des rires. L'ivresse. Ce fabuleux Bordeaux du soir du Beaujolais Drôle de soir. J'ai mis Fabius dans l'enveloppe. Avec de l'espoir dans le noir de l'isoloir. Ou pas. Je ne sais pas. Voter là. Ailleurs je ne peux pas.
Et puis, La peur du monde, je crois. Je te chercherai vous. Je vous parlerai toi. Je serai là. Je serais pourquoi pas. De démocratie plus que d'économie. Parce que tout est là. Dit. Inévitable. Ce qu'il faudra
Il y a ceux, il y a quoi. Le beauté de tes seins. Ta main sur mon torse. C'est tout.
Il y a ceux, il y a quoi, Mille idées-jour s'empare de moi. N'y peut rien. Né comme ça. Projet " Revenir " Cherche financement, Si vous avez trop d'argent… Ce serait beau. A crever de désir. Beauté fera sur-vivre.
Il faudrait parler de. De maintenant. D'eux. Mains tenantes d'avenir. Ce qu'il faut faire. On a tous désir d'avenir, Sinon quoi ? Sinon pourquoi ? Etre là.
Demain je vais à Istanbul Vérifier qu'Elle n'est pas celle que je devrais aimer. Ou comprendre ce qu'Elle m'a dit de vérité. Je suis trop capable d'aimer. Mais incapable de m'en satisfaire. Le bonheur m'abîme. Je suis fracassé. Ce qui est un paragraphe de petit con. Ou mon réveil ne sonnera pas. Et j'écrirai que je ne t'aime pas. A m'en battre le sang Jusqu'aux bleus. Ces horizons féroces Des écorchés.
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Comme si,
Mardi 31 octobre Lyon
Un mois, des mois, quelques chose comme ça. Ce que l’on devient, parfois. N’écrire que pour soi. Les cendres brûlent belles sur le bureau, Réchauffant le peu, le trop.
J’ai peur de cette flamme incontrôlée. Je ne parviens, Je ne pars plus, Je ne viens pas.
Je ne parviens plus, pas. A écrire. Je gagne ma vie et de l’argent. Et je l’aime trop et tellement. Ce qui me prend tout mon temps.
Poser cette note, Croire qu’elle est premier pas. Retour vers ce quoi, Je ne sais pas. Ce plaisir là. Des mots redécouverts au matin, Qui disaient mieux que je savais.
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Dimanche 30 Juillet Danger Je crois j’ai disparu Et dire serait trop tellement, Invraisemblable. A ma vie. Même si je déteste le secret.
Arrivé ce matin par le train de Genève. Avec cette sensation, Qu’être en vie relève de l’exploit. Déteste pourtant les hors la loi, Aucune gloire par là.
Sans rien reconnaître. Du jour ou de la nuit.
Simplement, tout simplement, Aucune envie de m’endormir sans toi Dans ce trop grand appartement. Reviens vite. Je t’attends.
Et… Plus que jamais tout beauté est En décalage.
Veux dire : l’émotion. Est construire de surprise, De ce que je sais. De ce que je n’attendais pas. Voilà.
Et vous saviez cela. Rien d’amour. D’émotions. Vous saviez ça.
Ce soir par envie d’avenir mais de sommeil. A demain.
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